A 1hr du matin, mon fils s’est cru le roi du monde. Il a exigé une promenade dans son palais et j’en ai fait le tour plus d’une dizaine de fois. A 2hr du matin, j’ai eu droit aux caprices du roi. Il ne voulait pas que son beau corps touche le lit. Il n’y avait pas assez de soie à son gout. Pourtant j’avais exigé de la qualité mais ma femme avait fini par choisir du coton de Chine. Un choix que j’ai regretté pendant toute la nuit. A 3hr du matin, le petit roi a cru bon de se lancer dans un récital de pleures. Faute d’orchestre, j’ai dû assister à un solo en capella de lui. Je pense même l’inscrire pour des cours de chants. A 4hr du matin, je crois que je n’ai pas le potentiel d’être un bon père. Apres 3 heures temps, j’ai épuisé toutes ma collection de comptines que j’ai du même en inventer d’autres.

Voilà pourquoi, j’ai cru bon de parler de cela ici. Ce n’est pas le meilleur endroit mais ce n’est non plus le pire. J’ai dû faire des tours de gardes pour venir à bout de ce texte. Vous vous dites certainement que je suis entrain d’écrire un tuto sur comment être un bon père. Détrompez-vous, j’ai juste du temps à perdre avant la prochaine garde. Je suis certain que mes neufs followers trouveront bon de lire ce texte mais pour le reste du monde ce n’est qu’une histoire de plus. Attention, ce n’est pas une histoire avec une morale à la fin puisque je ne connais même pas la suite. Je sais juste que les étapes s’enchainent et je dois faire mes preuves.

Elever un enfant n’est pas une science exacte mais il n’est pas permis de faire des erreurs monumentales. Je n’ai que mon instinct pour chaque décision concernant ce petit bonhomme en espérant jamais me tromper. La dernière fois, j’ai dû choisir entre un popo ou le biberon. Apres 30 minutes, le chef d’œuvre de mon fils a reçu toute mon attention. A chaque fois que je me trompe, je me retrouve dos au mur. C’est ainsi que mon fils m’a appris que ce n’est pas la fin du monde de se tromper. Il suffit de faire mieux la prochaine fois et de ne jamais abandonner. Certainement un jour, je lui dirai cette phrase mais en attendant, il me montre chaque jour toute la signification de cette phrase.

Je n’ai rien à prouver à personne mais j’ai cru bon de me surpasser chaque jours. C’est en cela que le rôle d’être père est laborieux. Il faut avoir la capacité de faire mieux que hier mais aussi de se faire soi-même confiance. Pour cela, j’essaie chaque soir de faire une rétrospection de la journée écoulée. Quelques fois je me dis que j’ai pris la mauvaise décision, mais il est trop tard pour retourner en arrière. Alors, j’essaie de changer demain ou même maintenant. Je n’oublie jamais qu’abandonner n’est pas une option.

Aujourd’hui j’ai la joie de célébrer la fête des pères pour la première fois. Dans le futur, je me retrouverai avec des colliers de nouilles ou même une montre. (P.S : Ne pas oublier de dire à mon fils que j’ai envie d’une montre.) Pour l’instant, mon bonheur se trouve dans le fait qu’il soit heureux et épanouit. J’ai du mal à le montrer mais je peux changer cela MAINTENANT. A cette heure, je n’ai pas beaucoup de personnes à qui parler sauf à mon bout de chou. S’il s’endort alors, je fais un brin de causette avec la solitude. Il m’arrive alors de me sentir inutile ou de passer mon temps à l’observer dormir. En attendant chaque réveil de mon fils, je peux dire merci à ma femme de me faire confiance entant qu’un bon père et un bon époux.

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10 thoughts on “Not another Dad’s story #1: Le début de l’aventure.

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