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Votre premier jour dans une compagnie, ce n’est jamais comme vous le souhaitez. Mon premier jour a été comme un interrogatoire. On ne cesse de vous poser des questions sur l’actualité ou la culture générale. Vous devez vous attendre à tout même votre culture du X peut vous aider.

Au début, on vous dit que vous êtes timide ou pas assez dynamique. Ne faites pas semblant de l’être car il y a trop de faux-culs autour de la table. Soyez vous-même et arrêtez de changer de position à chaque cinq minute. Je sais que c’est long un briefing surtout quand vous avez faim. Mon dieu, vous regrettez de ne pas avoir pris deux portions de céréale le matin. Alors, vous économisez votre énergie ou vous luttez contre les appels en détresse de votre estomac.

Oubliez votre estomac car le briefing est votre moment. Le moment ou le stagiaire se démarque des autres faux-culs. Oui, je sais qu’ils sont là aussi pour faire un stage mais ils sont des faux-culs. Excusez-moi pour les insultes mais jouer de son influence ne fait pas de vous un bon journaliste.

Je n’avais pas de sujet et venir avec un sujet est primordial dans un quotidien. Vous pouvez oublier votre pantalon mais n’oubliez jamais d’apporter un  sujet. Si vous avez un sujet, c’est faire bonne impression. C’est plus efficace que votre costard bleu. (Allô, non mais allô. Il se prend pour Mandela avec son costard.)

Petite parenthèse. On vous rappellera que vous n’êtes qu’un simple étudiant. On ne cessera de vous rappeler la chance d’avoir été choisi pour ce job, comme si vos efforts pour le test ne sont rien. On sera ravie de vous déstabiliser ou de vous mettre constamment sous pression.  Si vous êtes le timide, soyez prêt à entendre quelques moqueries. Ce n’est qu’un début et vous devez être fort. Fin de la parenthèse.

Il ne suffit d’apporter un sujet mais il est aussi question de le vendre. Vendre un sujet c’est comme draguer. Si vous ne mettez pas assez en avant vos qualités, vous encaisserez votre premier râteau. Je voulais le prix du meilleur journaliste et je croyais que mes sujets étaient futiles. Dans une rédaction, les grandes investigations et les causes humaines ne remplissent pas un journal. Nous avons besoin de journalistes qui enquêtent sur le problème de la monte des prix des dholl-puris. On doit débuter quelque part avant de prétendre à des scandales tels que le Watergate.

Si vous n’avez pas de sujets, on vous dirige vers un sujet déjà établie. Heureusement que pour mon premier jour, je n’ai eu qu’un simple travail à faire. Je devais consulter les Unes de trois quotidiens et de les comparez sur un an. En deux jours, c’est possible même si vous n’avez jamais lu ces trois quotidiens. C’est ainsi que la chance de faire une bonne impression se présenta.

Cette impression ne dépendait que de moi. Je ne connaissais aucunes personnes influentes ou je n’habitais pas dans le même endroit que certains journalistes. J’étais timide et je souriais quand j’étais sous pression. Je ne croyais qu’en une chose, mon talent. Je me suis répété sans cesse que je suis capable. Moi, Thomas, je suis capable d’être un bon journaliste.


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