Je ne pouvais pas écrire ce texte complètement en français mais je laisse un lien presque similaire en français. Je m’excuse…

Capote et droit humains, S.V.P…


https://www.google.mu/imgres?imgurl=http%3A%2F%2Fwww.actogether.mu%2Fphoto%2Fngo%2FImg247.jpg&imgrefurl=http%3A%2F%2Fwww.actogether.mu%2Fexclusion_details.aspx%3Fid%3D247&docid=nolVz_rXUIhgGM&tbnid=I3bMEv_ZW21K0M%3A&w=212&h=150&bih=667&biw=1366&ved=0ahUKEwiYwvzJmbLNAhUJPxoKHYcyDnQQMwgcKAAwAA&iact=mrc&uact=8

La fleur du jardin, pièce écrite par des travailleurs du sexe et ex-travailleurs du sexe, avait le pari de sensibiliser le public sur la dure réalité des travailleurs du sexe. Elle a été joue dans le cadre de la  Journée Internationale des travailleurs du sexe au Caudan Waterfront. Retour sur un 2 juin, en compagnie de « bann dimoune ki tracé », pour entendre   leur vécut.

“Mama p ale travay la.” Cette phrase de Sarah, nom du personnage principal, démontre déjà une autre réalité du métier de travailleur de sexe. Derrières certaines de ces femmes, ou même des hommes, se cache souvent une famille qui essaient de joindre les deux bouts.

Ce sketch n’a rien de fictif car elle est un peu le vécu de ces femmes qui sont montées sur scène pour en parler. Elles ont trouvé le temps et le courage de parler d’une réalité non dite qui est souvent balaye par les stéréotypes sur l’argent facile et sur le pourquoi de ce métier.

Le client violent ou violeur

« kout l’acide, Kout de cannette, kout  difil electrik,… » Voilà quelque uns des violences subies par les travailleuses du sexe en pleines rues. La liste n’en finit pas car elles sont souvent face à des clients qui ne voudront pas les payer. Si elles ont de la chance, elles peuvent s’en sortir sans aucunes égratignures  mais souvent c’est le viol ou « batte » qui attendent ces travailleuses du sexe.

Tel fut le scenario pour Sarah qui sera abusée par un client sous la contrainte d’un couteau. Elle qui aura des relations non-protégés avec le même client avec pour motif que ce dernier « pa manz bonbon ar plastik ». Elle endurera tout ce calvaire car l’argent de ce client l’aurait pu l’aider pour joindre les deux bouts avec sa famille. Rs 1500 qui aurait pu aider cette femme a « tir ration, paye van l’école,.. » Hélas, elle aurait pu perdre la vie et ce n’était que le début de son calvaire.

L’incompréhension des autorités

« Mo ale lapolis, gard la pou ferme mw », lance Antonella, ex-travailleuse du sexe pour démontrer que nombreux de ces cas de violences et de viols ne sont souvent pas rapportées. Les femmes sont alors obliges de vivre dans le silence et la douleur.

Pour Sarah, sa déposition à la police n’aura pour résultat que de la mettre derrière les barreaux, soi-disant qu’elle avait obtenu ce qu’elle méritait. Le comble de l’histoire serait peut-être la stigmatisation qu’elle recevra auprès des médecins. Pas de tests de dépistages ou autres prélèvements pour un cas de viol mais simplement « deux panadol».

Cette victime de viol sera ensuite traitée comme une vulgaire criminelle et jugée par un magistrat. Elle s’en sortira avec une caution et un avertissement, tandis que ses agresseurs courent toujours les rues. Le seul réconfort de l’histoire sera peut-être la chance de revoir ses enfants et de les serrer dans ses bras.

Une raison plus forte que la peur.

« lapolis po ine pran mw compte », confie Mindy* en repensant au viol qu’elle a subi. Justice n’a pas été faite pour cette victime et ses agresseurs courent toujours les rues. Cette dernière est simplement rentrée chez elle et elle a dû vivre avec cette réalité tout en continuant son métier. Shameena déclare qu’il y a une peur après chaque cas de violence ou de viol mais elle ajoute aussi que « bizin travay ». Elle nous raconte que beaucoup de ces femmes victimes de violence reprennent la rue, avec un sentiment de peur, afin de pouvoir joindre les deux bouts.

Devant tant de violence, le plus vieux métier du monde ne s’arrête et la lutte pour les droits des travailleurs du sexe continu. C’est dur de perdre une travailleuse de sexe en raison de ces cas de violences et cela chagrine Shameema. Par ailleurs, ces cas énervent cette ex-travailleuse de sexe et responsable de terrain à Parapli Rouz. Mais, elle canalise tous cela afin que justice soit faite et que la lutte continu.

Affirmation et respect

« Mo enn pitin et fier de l’être ». Face à son passé de travailleuse de sexe, Shameena l’assume et aide aussi à autres travailleuses du sexe à faire de même. Ils sont des hommes, des femmes et des transsexuelles à faire se métier et certains sont fiers de dire qu’ils sont des travailleuses du sexe.

Christina, quant à elle, demande le respect auprès de la société mauricienne. Certes le métier qu’elles font n’est pas le plus beau mais elle permet de nourrir leur famille. Le respect serait un grand pas pour faciliter le respect de leurs droits. Hormis le respect, Shameena demandent aux autorités de « reguet la loi Cuma li été. » Selon elle, il y a des arrestations pour « soliciting male for immoral purposes », alors que dans la loi, il n’y a que « soliciting for immoral purposes ».

« Ce fut une joie de voir la présence du public et de recevoir des félicitations », lance Mindy en repensant au spectacle. Certes le combat continu pour l’Ong, Parapli Rouz (voir encadré), mais le sketch fleur du jardin en est un grand pas. Shameena laisse planer le suspense autours des prochaines dates de ce spectacle. Nous sommes loin des tapis rouges de Cannes mais la fleur du jardin a réussi à toucher le public présent sur la dure réalité des travailleurs du sexe. Mindy, Shameena et autres travailleurs du sexe, actifs ou inactifs, ont trouvé un atout de taille comme fer de lance pour la lutte du respect de leurs droits.

*prenom fictif


Quelques infos sur l’ONG

Initié sous la houlette de Chrysalide, Parapli Rouz a vu le jour en 2010. Elle est la suite d’une idée qui a pris forme à l’issue de la conférence de Vienne, lors de laquelle des représentants de cette ONG ont côtoyé des activistes internationaux militant pour les droits des travailleurs du sexe.

Depuis 2015, elle est devenue indépendante de Chrysalide. Le 2 juin 2015, elle a réussi à s’enregistrer comme une association. Elle  dépend de fonds du CSR et d’autres volontaires. Elle s’est engagée dans des marches pour les droits des travailleurs du sexe et aussi des campagnes de conscientisation. L’Ong compte aussi une forte présence sur le terrain.

Ouvert du lundi à vendredi, de 8hr30-4hr30, le centre se situe à 38 Bis, De Courcy Street, Port-Louis. Elle propose des activités tels que des sessions d’empowerment sur le droit, comment parler de la sexualité a ses enfants et autres activités aux travailleurs du sexe. Elle a aussi un avocat qui les aide dans des cas de violences ou non-respect des droits des travailleurs du sexe. Le centre est aussi concerné par l’alphabétisation de ses membres et c’est pour cela qu’elle offre des cours d’Anglais par des bénévoles.

Pour Antonella, ex travailleuse du sexe, le centre est un « appuie » pour les travailleurs du sexe, actifs et inactifs. Ces derniers participent aussi à l’avancement du centre que ce soit en siégeant sur le conseil d’administration ou en étant auprès d’autres travailleurs du sexe sur le terrain. Pour tout autre renseignement sur Parapli Rouz, vous pouvez  téléphoner sur le 54431951.

 

 

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