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Kervin Pokyxene (au centre) avec L’Hurricane Team

Du haut de ces 34 ans, Kervin Polyxene range de côté son uniforme de policier pour nous parler de sa passion pour l’athlétisme. Cet habitant de Coromandel se confie à travers les questions sur sa passion et sa motivation à la partager entant que coach. Zoom sur le parcours de ce jeune coach…

Comment as-tu atterri dans l’univers de l’athlétisme et qu’est ce qui de fascine dans cette univers-là ?

Je suis dans l’athlétisme depuis 1994. J’étais toujours passionné par le sport mais je n’étais pas fait pour un sport collectif (football) ; c’est alors que j’ai tenté ma chance dans l’athlétisme. J’ai commencé avec  des sprints tel que le 400m et le 800m mais après j’ai essayé des  courses tel que 1500m, cross-country et même un décathlon. L’athlétisme pour moi, c’est une passion… Elle m’a permis de créer un style de vie discipliné et aussi de rencontre des gens d’autres communautés.

 

Ton cœur bat-t-il pour une compétition en particulière ?

C’était en 1997 au championnat nationale catégorie cadet ou j’ai reçu ma première médaille- elle était en bronze- dans une compétition nationale. « Ti enn gran achievements. » Je sortais d’une famille modeste avec peu de moyen mais mes parents m’ont toujours soutenu  à avancer

Qu’est ce qui t’a poussé à faire le saut de la piste au bord de la piste ?

Apres avoir mis un arrêt a toutes compétition sportives en 2007 en raison de mon travail et aussi que je venais de marier, le manque temps ne me permettait pas de continuer la compétition entant qu’athlète. C’est alors qu’en 2008 que j’ai fait le saut vers le coaching en réussissant mes examens de niveau 1 en coaching. J’ai ensuite commencé à entrainer l’équipe de Kid Athletics de Quatre-Bornes.  C’est là que feu Reynolds Malabar m’a poussé à aller plus loin dans le monde du coaching, « capav li ine truv enn certaine qualité en moi, et li ine pousse mw dans coaching. ». Aujourd’hui j’ai un niveau 2 en coaching en poche et je me spécialise dans les courses de demi-fond.

C’est quoi être un coach et quelles sont les qualités requises ?

Je vois mon rôle de coach comme un guide pour mes athlètes et être coach c’est aussi de donner l’exemple à ces jeunes.  Pour être coach une connaissance sportive est requise  mais le rôle demande aussi des qualités telles qu’être à l’aise pour la communication et aussi avoir le potentiel d’un meneur.

Policier de profession et père de famille, comment trouves-tu le temps à consacrer à tes athlètes ?

Le travail policier ne me gêne guère car les entrainements sont après mes heures de travail. J’ai la chance aussi de pouvoir compter sur ma famille, surtout ma femme, et  de sa compréhension pour ma passion.  Ma famille me soutient dans cette démarche et elle est pour moi une force à donner plus pour mes jeunes protégés.

 C’est quoi l’hurricane team ?

Hurricane veut dire tempête en français. « Sa nom hurricane la rime avek enn lekip ki pa pou per… enn tempete pé vini… » L’équipe représente la spécialité demi-fond de la ville de Beau-Bassin/Rose-Hill et elle participe aussi à des cross-countries et des courses de plus de 3000m.

Comment a débuté cette aventure ?

Alors que je faisais  mon footing dans le champ de cannes, un jeune garçon m’a demandé si j’étais coach ? J’ai nié pour la première fois mais par la suite ce jeune garçon m’a demandé de l’entrainer. « Mo pa konné kifer li ine dir mw sa.. » C’est ainsi que j’ai accepté sa proposition et on m’offert une autre proposition alors que j’entrainais ce jeune garçon. On m’a proposé de mettre mon talent au service de Beau Bassin/ Rose Hill par un Head coach de la région. C’est ainsi que j’ai eu un petit groupe de jeune à entrainer pour les courses de demi-fond.

rrrr.jpgComment peux- tu décrire tes athlètes ?

« Zot bann spécimens rares… » Ils sont sérieux dans leur études et aussi commencent à progresser sur le plan sportif. J’ai même un athlète qui aligne entrainement et études parfaitement et ses bon résultats à School Certificate en sont la preuve.

Quelle est ta plus grande peur entant que coach ?

Blessures… (Petite pause)… ma priorité comme coach c’est d’apporter ma touche personnelle avec ces jeunes en misant sur les études d’abord avant le sport. J’ai peur qu’ils ne réussissent pas sur les deux plans. Cependant je peux compter sur le soutien et l’aides de parents à parfaire a mieux cette mission.

Quelles sont les futurs objectifs pour l’équipe ?

C’est faire mes athlètes à progresser sur le plan national en commençant avec des compétitions régionales. Le bonus serait de les voir un jour sur le plan international dans des compétitions telles que les jeux olympiques ou les championnats du monde d’athlétisme.

Participation à une compétition internationale reste-t-elle la plus grande récompense du coach ?

Ma plus grande récompense c’est de voir mes athlètes progresser…. Même s’il ne deviennent pas champion du monde, l’important c’est d’avoir fait un progrès que ce soit avec la réalisation d’un chrono plus performant.  

Que penses-tu de l’athlétisme local ?

L’athlétisme local est en reconstruction.

Que manque-t-il à athlétisme local ?

Il manque un directeur technique national (DTN) qui vient de l’étranger. Il y a bien des bons DTN à Maurice mais il faut plus d’expertise  comme nous l’avions auparavant à travers Jacques Dudal. Ce serait un plus aussi pour nous les coachs.

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